Cameroun-Conseil National de la décentralisation : Les  ressources humaines aux centres des débats

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Tenues le 16 juin 2022 à l’auditorium premier ministère,  les assises ont permis aux participants de murir des réflexions sur la qualité et la nécessité d’une main d’œuvre qualifiée au sein des Collectivités territoriales décentralisées.

Au moment où il amorce la phase d’implémentation de sa Stratégie Nationale de Développement 2020-2030( SDN 30),  le Cameroun entend perfectionner certains aspects de sa gouvernanceparmi lesquels se trouve  la Décentralisation. C’est tout logiquement que le Premier ministre Joseph Dion Ngute a présidé la première session ordinaire session ordinaire du Conseil National de la décentralisation pour le compte de l’exercice 2022.

Déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des parlementaires et des  élus locaux, ses assises interviennent

un an après les premières régionales du pays qui ont doté chacune les dix régions d’un conseil pour parachever le processus de la décentralisation. Elles ont permis aux participants de s’attarder sur la qualité de la ressource humaine retrouvée au sein des communes. Trois exposés ont marqué les travaux notamment,  un du ministre de la fonction publique et de la reforme administrative,  un du ministre de la décentralisation et du développement local et un autres du ministre des finances.

Dans son exposé,  Joseph Le s’est attardé sur la maitrise des effectifs et celle de lamasse salarial de l’Etat. Il a rappelé aux différents acteurs intervenant dans le processus de décentralisation,  un certain nombres d’outils nécessairespour éviter des dérapages en insistant sur la compétence,  la bonne gestion et la motivation des personnels recrutés. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative  s’est également étendu sur les différentes actions menées au sein de son département ministériel pour mettre ses services au profit des Collectivités territoriales décentralisées.

Le ministre de la décentralisation à quant lui pu constater que non seulement le cadre juridique des personnels des collectivités territoriales doit êtrerévisé,  mais aussi leur mode de gestion doit être moderniser. Il a également soulignéque les questions liées à la disponibilité des ressources financières étaient importantes. En claire,  il s’est agit de tabler sur l’appareillage d’un outil moderne pour la gestion de ses ressources en terme d’outils,  de technologie etc.

La décentralisation un processus en plein implémentation

Les membres du Conseil national de la Décentralisation,  ont   pu  évaluer,   pour le  renforcer,  le processus de décentralisation et du développement local, après l’entrée en vigueur il y a  deux ans et demi de la loi portant Code général des Collectivités territoriales décentralisées. Ledit  code a permis l’élection des maires de villes à la tête des Communautés urbaines, et l’attribution d’un statut spécial aux régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest. Il procède à l’élargissement de certaines compétences transférées aux communes et Communautés urbaines depuis 2010.

Sur le plan des ressources humaines et financières, ce code fixe le taux minimum annuel de la Dotation générale de la décentralisation (DGD) à 15%, le reversement d’une catégorie des personnels des services déconcentrés de l’État et la mise en place d’une Fonction publique locale. Mais toutes ces avancées ne sont pas encore effectives sur le terrain.

Pour preuves, les 15% du budget de l’État tel que prévoit la loi, ne sont pas reversés aux CTD dans le cadre du DGD. Comme en 2021, la portion du budget de l’État à affecter pour le développement des CDT stagnera à 7,2%, loin des 15% prévus par la loi qui en sera pourtant à sa deuxième année de mise en œuvre.

Oscar Abessolo

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