Cameroun: Emmanuel Wafo poursuit son combat contre le projet de fusion entre le Gicam et Ecam

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Quatre procédures sont en cours dans les tribunaux de Douala au Cameroun pour empêcher que le patronat camerounais disparaisse. Le patron de Mit-Chimie ne lâche rien.

Le feuilleton sur la fusion entre le Groupement inter-patronal de Cameroun (Gicam) et Entreprises du Cameroun qui doit aboutir à la dissolution du Gicam est loin d’être terminé. Dans une sortie chez notre confrère de Jeune Afrique (JA), Emmanuel Wafo, qui n’avait pour habitude de faire des déclarations aux hommes de médias, a fini par se lâcher sur ce sujet. Pour le patron de Mit-Chimie, le combat pour empêcher la disparition du patronat camerounais continue. Le combat s’est déporté sur le terrain judiciaire. En effet, 4 procédures sont en cours dans les tribunaux de Douala au Cameroun pour éviter la mort de cette entité. « Le sort du Gicam est entre les mains de la justice et nous lui faisons pleinement confiance », a fait savoir Emmanuel Wafo, au cours de sa sortie chez JA. Cette procédure judiciaire vise à interrompre le processus qui doit aboutir à l’élection de la nouvelle organisation prévue en février 2024.

En dehors de la bataille juridique déjà entamée, Emmanuel Wafo a fait recours aux conseils des sages du Gicam. L’opérateur économique veut aussi exploiter cette piste pour faire bloc à ce projet de dissolution du Gicam. Selon JA, Célestin Tawamba, l’actuel président du Gicam n’a pas eu le soutien du conseil des sages, un organe de l’instance dont l’avis est favorable et nécessaire avant d’entamer une quelconque modification des statuts. « Comme nous, le conseil des sages estime que l’initiative de rassembler les deux organisations patronales est louable, mais qu’elle devrait se faire en intégrant Ecam comme membre institutionnel et non en créant une nouvelle organisation », a expliqué Emmanuel Wafo sur la position du conseil des sages. Pour lui, Célestin Tawamba a fait un passage en force violant la procédure qui a abouti à la tenue de cette assemblée générale. 75% des voix étaient nécessaires pour faire passer la réforme et Tawamba ne les a pas obtenues d’après Wafo.

Le patron de Mit-Chimie, avait dit pour le déplorer que : « Les membres ont voté pour la fusion sans en connaître le contenu. Selon nos textes, tout projet de modification des statuts doit être débattu au cours de l’Assemblée générale extraordinaire. Or le débat a plutôt eu lieu au cours d’un conseil d’administration. L’Assemblée ne peut pas être réduite à ne donner qu’une caution à un acte élaboré sans son accord et sans sa consultation ». Le Gicam, c’est 66 ans d’existence, 1 000 adhérents dont 27 associations professionnelles, 73% des recettes fiscales de l’Etat et 185 426 employés et représentation pour le Gicam contre 14 ans d’existence pour Ecam. Ces chiffres sont du rapport de force que les opposants se basent pour faire entendre leur point de vue.

Avec une centaine d’employés aujourd’hui, Mit-Chimie qui a été fondée en 1998, a franchi la barre de 9,7 milliards de francs Cfa de chiffre d’affaires. Emmanuel Wafo, a laissé entendre qu’il a rejoint le Gicam par l’insistance de l’ancien secrétaire général de ce patronat notamment Martin Abega. « Notre entreprise avait certes franchi la barre des 500 millions de francs Cfa de chiffre d’affaires, mais j’estimais que ce n’était pas assez pour rejoindre le groupement patronal. Il a fallu qu’il insiste pour que je me décide à sauter le pas », a confié Emmanuel Wafo. 

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