Cameroun – Gicam : Moïse Diabe lance un appel au boycott de l’Assemblée générale convoquée pour la création d’ une nouvelle organisation

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Le patron de Delta demande aux autres membres de refuser d’aller le 14 décembre cautionner la forfaiture selon lui. 

Le sort du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) va se décider ce jeudi 14 décembre 2023. En effet, une Assemblée générale est convoquée pour créer une nouvelle organisation et procéder au vote des organes dirigeants. Ça sera synonyme de la dissolution du Gicam. Cette idée est survenue après la fusion entre le Gicam et les Entreprises du Cameroun (E-cam). La journée de ce jeudi va acter cette résolution de dissoudre le patronat camerounais. La bataille pour empêcher que cela arrive se poursuit. Selon Moïse Diabe, le patron de Delta appelle au boycott. Il pense que c’est une hérésie de la part de Célestin Tawamba, l’actuel président du Gicam. Il a développé ses idées sur 3 plans.

Sur le plan organisationnel, Moïse Diabe fait savoir que la matérialisation du Gicam et E-Cam n’apportera rien de nouveau. Il dit que la fusion Gicam-Ecam est pratiquement égale au poids économique du Gicam.

Moïse Diabe a des regrets. Il ne pouvait pas d’après lui, penser que le vote effectué lors de l’Assemblée générale du 11 juillet dernier devait conduire à la dissolution du Gicam. Pour lui, il a été trompé. C’est une « tromperie des électeurs et détournement de la signification du vote 11 juillet. Le dé-voilement et dé-couverte à savoir le maintien de Tawamba à la tête du patronat camerounais. Un maintien désormais illégitime et illégal comme il sera aisé de le prouver par voie judiciaire », peut-on lire dans une lettre ouverte de Moïse Diabe. Il ajoute que les membres ont désormais toute la vérité.

Pour l’opérateur économique, « la première piste et la plus heureuse, serait de renvoyer le projet de fusion à la nouvelle équipe dirigeante du Gicam, sachant que, devenu membre du comité des Sages après son mandat actuel. Il pourrait prendre du recul nécessaire avec ses nouveaux collègues afin d’orienter le projet dans un contexte dans un sens plus légaliste et plus consensuel », a souligné Moïse Diabe. Selon lui, l’acte salvateur est de « refuser d’aller cautionner la forfaiture ». 

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