Une centaine de personnes venues de plusieurs pays et d’institutions diverses ont activement pris part le 24 février 2022 à Yaoundé à un atelier international présidé par le Ministre camerounais de l’emploi et de la formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary.
Cette rencontre de haut niveau était placée sous le thème : «L’impact des politiques publiques liées à la pandémie de la COVID-19 sur le secteur informel, les femmes et les jeunes : cas du Burkina-Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal ».
Cette initiative du Centre d’Etudes et de Recherche en économie et gestion de l’Université de Yaoundé II a donné l’occasion aux participants de présenter et débattre les résultats des enquêtes au sein des entreprises, des commerces et des ménages dans le contexte impacté par la redoutable pandémie.
«Avant, pendant et après la pandémie, la formation technique et professionnelle reste au cœur des processus de développement. Tous les pays industriels qui présentent de différentes performances sur le plan industriel, comme l’Allemagne, ont par la formation technique professionnelle un levier important de leur système de formation. Dans ces pays, la formation est précoce et les jeunes s’intègrent assez rapidement. Ils sont généralement orientés vers les secteurs à fort besoin de main d’œuvre » a indiqué le professeur Fomba Kamga Benjamain qui a présenté à cette occasion, le Plan du rapport de l’enquête entreprise.
Parlant des ravages du coronavirus, «des entreprises dans plusieurs pays ont vu leurs chiffres d’affaires baissés. Il y en a qui ont même été contraints de licencier une partie du personnel. On a eu la baisse de la consommation, l’augmentation de certaines dépenses. Au Sénégal par exemple, les femmes du secteur informel ont été beaucoup infectées» a expliqué le Professeur Alban Emmanuel Ahouré, Directeur de la CAPEC Cote d’Ivoire.
L’atelier de Yaoundé a aussi débattu sur la nécessité de l’amélioration des politiques publiques liées au covid 19 afin de maîtriser leur impact sur l’emploi des jeunes, des femmes et le secteur informel « En tant qu’ universitaire, on aimerait insister un peu plus sur le problème de la formation. Il apparaît clairement que nous devons faire des efforts supplémentaires pour répondre un peu mieux aux besoins des entreprises. Et de ce point de vue, il apparaît que la priorité aujourd’hui, c’est la réorientation vers la formation professionnelle technique » a indiqué le Professeur Adolphe Minkoa She, Recteur de l’Université de Yaoundé 2.





