Cameroun: L’ARCHEVEQUE JEAN MBARGA REPRESENTE-T-IL LE REGIME RDPC OU LE PEUPLE DE DIEU QUI EST A YAOUNDE ?

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Le billet de la semaine: L’ARCHEVEQUE METROPOLITAIN DE YAOUNDE MG JEAN MBARGA REPRESENTE-T-IL LE REGIME RDPC OU LE PEUPLE DE DIEU QUI EST A YAOUNDE ?

Depuis qu’il a été nommé archevêque métropolitain de Yaoundé en octobre 2014, Mgr Jean Mbarga ne cache pas ses sympathies, voire même son choix pour le régime qui est au pouvoir a Yaoundé. Chacune de ses sorties officielles est une occasion de les exprimer, au point qu’on n’a pas besoin de lire ente les lignes pour le comprendre. Toutes ses analyses à travers ses semons et prières vont toujours dans le sens des orientations spirituelles et morales du régime au pouvoir à Yaoundé, sans qu’il se pose la moindre question su leur pertinence. On l’a particulièrement constaté lors des évènements comme la crise post-électorale de 2018, le problème anglophone qui secoue le pays depuis 2016, les multiples détournements des deniers publics qui jalonnent le parcours du régime (infrastructures de la Can, fonds Covid, lignes 94 et 65 du budget etc.). La philosophie de l’homme de Dieu est tellement faite que même lorsqu’il est question d’un drame touchant l’église ou touchant aux libertés individuelles si chèrement conquises par le peuple camerounais depuis les indépendances, le prélat tourne toujours le dos aux complaintes populaires, comme si son magistère n’a rien de divin. On l’a remarqué lors l’assassinat de Mgr Jean-Marie Benoît Bala en 2017 ou des violences d’Etat qui ont suivi les marches organisées par le Mrc en 2020 pour protester contre les fraudes massives qui ont entache les élections présidentielles de 2018, la guerre qui fait des milliers de morts dans les régions anglophones depuis 2017, les détournement massifs qui ont entache l’organisation de la Can en 2019. Il se tait toujours et lorsqu’il est contraint d’en parler, il s’abstient toujours de condamner les disfonctionnements du régime même lorsque tout semble évident. Plus gave, los des marches pacifiques organisées par la Mrc en 2020, il a fait appel sans états d’âme à la police pou arrêter des militants de ce parti qui se sont réfugiés dans la cathédrale pour échapper aux violences policières. Un acte qui a créé un précédent, car des cas de ce genre dans l’église catholique en Afrique, on n’en a vu que dans certains diocèses au Rwanda pendant le génocide de 1994.

Durant toutes ces heures sombres, pendant que ses collègues comme Mg Samuel Kleda de Douala, Mg Abraham Boualo Kome de Bafang ou les Seigneurs Cornelius Fontem Esua et Andrew Nkea Fuanya de Bamenda, interpellent sans cesse le gouvernement chaque fois que les complaintes populaires face aux injustices se font entende, l’archevêque métropolitain de Yaoundé organise des messes pontificales pour demander la bénédiction divine sur le régime et son chef, comme s’il a été nommé en 2014 non pour le peuple de Dieu qui est à Yaoundé et dans l’archidiocèse de Yaoundé, mais pour le régime et ses affidés.

Se pose-t-il la question de savoir ce que Dieu pense de sa dernière messe du 14 mai 2023 pour « la communion des cultures » lorsqu’il sait que pour cette communion des cultures, que le régime qualifie de « vivre ensemble », plus de 4000 anglophones sont déjà morts tout simplement parce qu’ils revendiquent légitimement la reconnaissance de leur spécificité cultuelle et historique ? Quel sens il donne-t-il a sa thématique face à la prolifération actuelle des messages de haine qui face au silence de l’Etat et des forces religieuses est de nature à conduire au même drame que celui le monde a connu au Rwanda de triste mémoire ? Que signifient ses messes pour la paix au Cameroun lorsqu’il garde un silence complice sur les multiples cas d’injustice qui jalonnent les 40 ans du renouveau de M. Biya (détournements des fonds, publics, corruption, violence d’Etat, fraudes électorales et qui sont les principales causes de l’absence de paix au Cameroun de nos jours, car il n’y a pas de paix sans justice ?

Pou revenir a l’un de ses forfaits les plus impardonnables, lorsque Mg Jean Mbarga livre des militants du Mc a la police alors qu’ils s’y sont réfugiés dans la cathédrale pour échapper a la violence d’Etat, lorsqu’il se tait sur l’embastillement arbitraire des centaines de militants de ce parti ainsi que de nombreux combattants de la liberté dont le seul cime est de critiquer les dérives du régime, quand il ne dit mot lorsqu’un journaliste est froidement assassine par des barons du régime pour avoir dénoncé leur pillage des ressources publiques, pour qui travaille-t-il alors ? Pour le peuple de Dieu qui est à Yaoundé ou pour le régime et ses soutiens qui selon les résultats de toutes les consultations électorales organisées depuis le retour du multipartisme, sont minoritaires dans la capitale politique du Cameroun ?

L’Evangile de Mathieu au chapite 25, vesets 31-40) : « …j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; J’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; J’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; J’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; J’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité… » Et nous ajouterions, « j’étais à travers le peuple camerounais en détresse, et vous ne m’avez pas soutenu… » A la lecture de ce texte de l’apôtre de Saint Mathieu on peut se demande quelles sont vos chances d’avoir un jour doit a la reconnaissance céleste, à commencer sur la terre avec vote rêve de devenir un jour cardinal au Cameroun, tellement vous êtes loin de l’image de celui qui vous a précédé dans cette fonction rêvée, à savoir le regretté Cadinal Chistian Tumi. Pour paraphraser le Pr Vincent Sosthene Fouda, on peut même se demande si le cathilicisme cameounais survivra-t-il à votre magistère si peu catholique.

E. FOPOUSSI FOTSO

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