Par Caroline Meva

Cyrus Ngo’o, Directeur Général du Port Autonome de Douala est actuellement entre les fourches caudines de la justice, prêt à être broyé, comme le furent avant lui, Polycarpe Abah Abah ancien Ministre des Finances, Urbain Olanguena Awono, ancien Ministre de la Santé Publique Zachaeus Mungwe Fornjindam, ancien DG des Chantiers Navals du Cameroun, Alphonse Siyam Siwe, ancien DG du Port Autonome de Douala, et des dizaines d’autres personnalités qui croupissent injustement en prison.
Tout comme Cyrus Ngo’o aujourd’hui pourchassé et menacé d’incarcération, ceux-là aussi ont brillé naguère par leur mérite et leur compétence. Ceux-là aussi ont été laminés par un système qui s’est érigé en ennemi juré du mérite et de la performance ; un système où la médiocrité et l’immobilisme règnent en maîtres et sont les principaux critères de promotion professionnelle.
Il est inadmissible, d’une part, que ceux qui sont présumés avoir détourné des milliards de francs CFA dans le cadre du covidgate, soient toujours en fonction et continuent probablement leur travail de prévarication sans être inquiétés outre mesure ; alors que d’un autre côté, dans le même temps, on s’acharne et on menace un responsable qui brille par des résultats éloquents, et qui, au contraire, rapporte des centaines de milliards de francs CFA au Trésor Public.
Il est temps que l’assassinat des valeurs et des compétences dans notre pays s’arrête.
Par Caroline Meva


