Cameroun-Lutte contre le Noma : Une nouvelle stratégie mise sur pied

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Dénommé Projet Roger Milla Program,  le nouveau paradigme  a été officiellement lancé lors d’une conférence de presse que donnaient les deux légendes du football camerounais Joseph Antoine Bell et le meilleur footballeur africain du 20é siècle,  le 24 mai 2022 à Yaoundé.

Bien qu’encore inconnu du grand public,  le Noma est une maladie qui frappe prioritairement les enfants de 2 à 6 ans. S’attaquant à la face, elle a pour principale victimes,  les familles pauvres. Pour une prise de conscience réelle des populations,  des ambassadeurs de lutte contre cette maladie avaient été choisis sur la base de leurs impacts  sur la société. C’est dans cette optique que se tenait cette conférence de presse qui visait prioritairement,  à présenter aux professionnels des médias le Roger Milla Program,  nouvelle stratégie mise sur pied par  pour amplifier davantage la lutte contre ce destructeur par excellence de visages infantiles.

Avec pour principal acteur,  l’ambassadeur itinérant, Albert Roger Milla,  ce programme s’inscrit dans le programme « agir contre le Noma 2020-2030 ». Il consiste à   sensibiliser le grand public et les dirigeants politiques,   à l’importance de programmes efficaces qui permettent de contribuer à sauver des millions de vies dans les pays pauvres.

Visant prioritairement à prévenir,  détecter et soigner la maladie,  le programme s’articule   autour de la  construction d’un hôpital de référence Régionale Afrique spécialisé dans la chirurgie maxillo-faciale, qui permettra d’opérer gratuitement les enfants souffrant du Noma ou des malformations de la face et du cou.  Il vise également,  à équiper les écoles africaines de 1200 puits d’eau par an.

En outre,  il s’étendra dans le soutien des programmes nationaux d’accélération de la réduction de l’extrême pauvreté et ses séquelles ; les programmes nationaux de lutte contre les maladies tropicales négligées ; les projets de forage de puits pour mettre fin aux décès de millions d’enfants victimes de maladies évitables, causées par l’eau non potable et les communes et villes africaines dans la recherche de jumelage et de partenariat occidentaux etc.  « Nous aimerions qu’il y ait de l’eau dans les écoles, pour habituer les enfants à s’hydrater, à boire et nous savons tous que les enfants, en réalité, ne se plaignent jamais de rien. Ça veut dire que si les adultes ne s’occupent pas des enfants les problèmes vont arriver mais quand on va s’apercevoir, ils seront déjà graves. C’est ce qui arrive avec les enfants, l’eau que nous faisons boire aux enfants va avoir les répercussions plus tard. Il suffit de regarder et se dire que nos enfants ne peuvent pas grandir dans ces conditions là. En tout cas, nous ne devons pas laisser nos enfants grandir dans ces conditions là et c’est pour ça que nous avons les écoles, c’est pour ça que nous parlons de Noma qui est une attaque à l’enfance » affirme joseph Antoine Bell. Pour Roger Milla,  il s’agit d’une lutte qui concerne tout le monde «  Nous voulons être un exemple en Afrique, c’est-à-dire, faire comprendre aux autres pays que ces maladies sont négligées partout en Afrique, le Cameroun se met devant pour lutter contre. Mettons-nous ensemble pour la suite de ce projet » a-t-il laissé entendre. Une façon pour l’icône du football africain,  d’inviter toutes les âmes de bonne volonté à s’investir dans la lutte contre cette maladie.

La nécessité d’agir

Les chiffres révélés  par le ministre de la santé publique font état de près de 40 000 personnes touchées par cette maladie. Une véritable problématique si l’on s’en tient à son taux de décès compris entre 80 et 90%. Si les récentes campagnes de lutte contre le Noma se sont soldées sur des résultats très satisfaisants,  il convient de noter que beaucoup reste à faire. L’on a d’ailleurs appris que près de 1400 enfants sont actuellement en attente de traitement.

Oscar Abessolo

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