Cameroun – MINESUP : Près de 4000 demandes à examiner par la Commission nationale d’évaluation des formations dispensées à l’Etranger.

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Quatre mois après leur dernière rencontre, les membres de la Commission nationale d’évaluation des formations dispensées à l’Etranger (CNE) se sont retrouvés le jeudi 02 septembre 2021 dans la Salle des Actes de l’École normale supérieure de l’Université de Yaoundé I, à l’occasion des 101ème et 102ème Sessions Ordinaires de cette auguste instance.

Si lors de la 100eme session, les membres s’étaient prononcés sur 3084 demandes d’équivalence, ils vont examiner cette fois ci, près de 4000 dossiers. Ainsi, l’on note une demande sans cesse croissante et urgente des équivalences de la part des étudiants et autres compatriotes appelés à faire valoir les différentes formations entreprises au-delà du triangle national. « Ces assises qui portent le nombre global à trois Sessions au cours de cette année 2021, éclairent sur la constance et la dynamique de la CNE dans l’accomplissement de cette exaltante tâche qui consiste à examiner les dossiers en vue d’attester de leur authenticité » a indiqué la cellule de communication du Ministère de l’Enseignement supérieur (MINESUP).

Après les vérifications préalables faites par la Direction de la coordination des activités académiques (DCAA) et à la lecture de la fiche de répartition des dossiers par Commission technique, l’on apprend que sur les 1968 dossiers soumis à la CNE pour le compte de la 101eme session,  il y a 5 faux diplômes et 37 rejets ; et sur les 2162 demandes soumis à la CNE pour le compte de la 102eme session, l’on a détecté 16 faux diplômes et 11 rejets. La DCAA explique que « la formation délocalisée non autorisée, la formation en ligne non homologuée, la formation non diplomate, le profil non conforme et l’établissement non autorisé à délivrer les diplômes » sont les motifs des rejets.

Le Discours du Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, lu par son représentant, fait savoir que la tenue régulière des sessions de la CNE entre en droite ligne de la politique de nouvelle gouvernance universitaire prescrite par le Président de la République Paul Biya, mise en œuvre par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur, sous la coordination du Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.

Cette politique est mise en application au Minesup sous le triptyque « professionnalisation et digitalisation des enseignements, Assurance-qualité et Employabilité des diplômes de l’Enseignement supérieur »

Rappelons que la CNE, qui est une instance interministérielle dont la vice-présidence est assurée par le Ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, est chargée de l’attribution d’équivalences nationales aux diplômes, titres scolaires et grades universitaires délivrés à l’Etranger, ainsi que de la reconnaissance des écoles étrangères ou internationales dont les diplômes sont susceptibles de permettre l’intégration, le reclassement ou l’avancement dans la Fonction publique camerounaise, selon les textes en vigueur.

Martin Etalobe

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