Elle a été présentée au cours d’une cérémonie présidée par Marie Thérèse Abena Ondoa le 6 décembre 2022 à Yaoundé.
Fédérant les efforts de toutes les parties prenantes pour une synergie d’actions pérennes et efficientes, la Cartographie Nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, rassemble les experts en matière de questions de santé publique, les partenaires financiers au premier rang desquels la banque mondiale et les partenaires techniques, l’UNFPA.
Elle a pour objectifs prioritaires, d’engager le processus d’élaboration de la cartographie de prestataires des services de VBG au Cameroun, échanger sur les défis liés à la lutte contre les VBG, sensibiliser les acteurs et partenaires clés sur l’importance des données dans la lutte contre les VBG et sensibiliser un cadre d’échange entre les acteurs, les partenaires médias afin de donner un plus large écho aux initiatives entreprises.
Noémie Dalmonte, la Représente adjointe de l’UNFPA, affirme que cette cartographie « est un outil très important dans le cadre de la réponse de tous les dispositifs de prise en charge. C’est un exercice qui va cartographier la disponibilité des services spécialisés, médicaux, sociaux, juridiques et judiciaires de protection et également de réinsertion socio-économique. »

Sa mise sur pieds découle en effet, de la volonté du gouvernement d’accentuer la lutte contre ce phénomène dont les conséquences sont on ne peut plus chaotiques en Afrique.
Selon des sources bien introduites, le taux de prévalence des violences basées sur le genre (VBG) se situe à plus de 40% et concerne près de la moitié des pays du continent. Les mêmes sources soulignent qu’en Afrique, une femme sur trois est victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie.
Une réalité ayant poussé le gouvernement et ses partenaires à passer a l’action. « Jusqu’ici, nous avons travaillé en rangs dispersés. Nous allons donc prendre en compte toutes les personnes qui interviennent dans la prise en charge des violences basées sur le genre et nous aurons une meilleure représentation de ce qui se passe dans le pays. Nous avons besoin de fédérer nos efforts, et grâce au soutien de la Banque Mondiale et des partenaires du système des Nations Unies, nous allons avoir une meilleure idée. Les données sont parcellaires, c’est un véritable travail d’équipe. » souligne Marie Thérèse Abena Ondoa.
Le Minproff, a ainsi développé un programme intitulé « renforcer les mesures de protection contre les violences basées sur le genre en abrégé VSBG et de prise en charge holistique des survivantes au Cameroun ». Ledit programme constituera l’instrument opérationnel de la stratégie nationale de lutte contre les VBG et du plan national de lutte contre les mutilations génitales féminines avec pour objectif, de coordonner les actions du gouvernement et des OSC, dans la réponse nationale contre la vulnérabilité aggravée des femmes et des filles, du fait des VBG, en contexte humanitaire dû aux crises sociopolitique et la pandémie à coronavirus.

Oscar Abessolo


