Coupe du monde Qatar 2022 : Les chances de l’Afrique au centre d’une réflexion

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Réussite ou flop des pays africains  au mondial ? Ainsi se résume la principale problématique de la table ronde qu’organisait l’observatoire Général du Football Africain (OGFA) le 19 Octobre 2022 à Yaoundé. 

Les plus grandes performances des pays africains en phase finale de coupe du monde,  se limitent en ¼  de finale. Un niveau de compétition  atteint jusqu’ici  par le Ghana, le Sénégal et le Cameroun, recordman des participations pour l’Afrique. Si cela semble logique au vu de tous les paramètres déjà maîtrisés par les  autres continents, il convient  de cogiter sur les causes de cet étrange rendement au vu de la qualité de footballeurs dont regorge le berceau de l’humanité.

Voilà qui justifie,  la tenue à quelques jours du prochain mondial,  de cette table ronde marquée par un panel composé de George Endjako Ameke,  analyste sportif par ailleurs juriste internationaliste et de Christian Tchapmi, journaliste sportif exerçant au poste de  rédacteur en chef au quotidien Le Messager. Tenus sous le thème « Qatar 2022, vers un fiasco des africains ? », ces échanges modérés par Alain George Betsi, avaient pour principal objectif de rechercher les idées ou tout au moins, bien établir un plan susceptible de régler la question des performances attendues des représentants du continent à la prochaine coupe du monde.

De manière concrète, il fallait susciter un débat en vue de rechercher des solutions fiables et durables, gages d’un meilleur rendu ;  approfondir et élargir la réflexion en établissant des champs des possibilités de succès tout en édifiant le public et les autres acteurs de football, pour les rallier aux  fondamentaux de l’OGFA  dont le principal est de  faire d’une nation africaine championne du monde dans les 10 prochaines années.

La sincérité et la profondeur des échanges ont permis aux deux principaux panélistes, antagonistes pour la circonstance, de présenter sur la base d’arguments solides, les limites et les atouts des 5 représentants africains.

Pessimiste face aux attentes de ces équipes,  George Endjako Ameke, pense que les résultats des  matchs tests du mois de septembre 2022,  lors de la période FIFA, sont  la copie parfaite de ce à quoi il faudrait s’attendre  au Qatar. En effet, sur les 4 matchs disputés contre des mondialistes, le panorama des participants  africains  enregistre un bilan de,  3 défaites, un seul score de parité pour aucune victoire. Un argument  majeur auquel l’analyste sportif ajoute, les problèmes de primes, de vestiaires et de manque de temps de jeu des footballeurs africains dans leurs différents clubs.

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Pour Christian Tchapmi, le débat sur le nombres de participants africains  au mondial, la seconde place de l’international sénégalais Sadio Mané au classement du ballon d’or 2022, la valeur intrinsèque des joueurs et le challenge de traverser le niveau des ¼ de finales, sont entre autres,  des arguments  qui laissent entrevoir une bonne performance de la délégation africaine. Dans un exposé digne du journaliste sportif qu’il est, le rédacteur en chef du journal le Messager, a explicité,   sur la base des statistiques,   les principaux  atouts des 5 pays. L’on note par exemple, les défenses hermétiques de la Tunisie et les résultats  positifs du Sénégal,  dont la  sortie de l’édition 2018,  avait uniquement été causé par   un carton jaune de plus que le Japon.

Si les deux thèses n’ont pas connu  une conciliation à l’issue des échanges, les participants à cette table ronde ont été édifiés sur la stratégie de préparation ; les grilles de lectures des éléments essentiels de la préparation et surtout sur les chances des différentes équipes africaines.

Les yeux sont désormais fixés vers la coupe du monde Qatar 2022, à l’issue de laquelle, l’OGFA entend faire un bilan sur les deux principaux exposés présentés au cours de cette réflexion.

Oscar Abessolo

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