Déclaration de la diaspora camerounaise combattante à l’occasion de le Journée mondiale de la liberté de la presse 

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Cette année marque les 32 ans de la déclaration de Windhoek signée le 3 mai 1991 par des journalistes du continent africain en faveur d’une presse africaine libre, indépendante et pluraliste. 

Déclaration dont la portée est depuis universelle.

Cette date ayant été choisie à dessein par les Nations unies pour célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette Déclaration reste plus que jamais d’actualité alors que la liberté de la presse et la sécurité des journalistes font l’objet d’atteintes croissantes dans le monde et que de nouveaux défis menacent la liberté d’informer et d’être informé, en ligne comme hors-ligne. 

Doté d’un paysage médiatique parmi les plus riches du continent, le Cameroun n’en est pas moins l’un des pays les plus dangereux d’Afrique pour les journalistes. Les professionnels de l’information y évoluent dans un environnement hostile et précaire. 

Le Cameroun occupe la 118e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2022… Une position peu flatteuse, qui s’est aggravée depuis la réélection contestée de Paul Biya. 

Aujourd’hui, la presse camerounaise est partagée entre ceux qui sont obligés de s’autocensurer par crainte de persécutions, et ceux qui n’hésitent pas à faire de la surenchère pour soutenir le pouvoir en place. Il est impossible d’adopter une ligne éditoriale critique et indépendante sans faire face à d’importantes menaces et pressions lorsque les intérêts du pouvoir et de ses représentants sont en jeu. 

Les journalistes camerounais travaillent dans des conditions de précarité extrêmes, ce qui nuit considérablement à leur indépendance. L’aide à la presse existe, mais son montant est jugé insuffisant et sa distribution dépend de l’alignement des médias sur les positions défendues par le régime. 

Le danger est permanent pour les journalistes camerounais, exposés aux attaques verbales et physiques, aux arrestations, aux procédures-bâillons et aux risques d’assassinats. Les journalistes des régions anglophones sont régulièrement accusés d’être complices du mouvement sécessionniste qui s’oppose depuis plusieurs années au pouvoir central de Yaoundé. 

En 2019, l’un d’entre eux , Wazizi a été détenu au secret, avant de mourir quelques jours plus tard. L’enquête indépendante promise n’a jamais eu lieu. 

KOUM KOUM, Bibi NGOTA,Paul Chouta, agressé à trois reprises, ses bourreaux courent toujours en toute impunité. En 2023, avec l’assassinat de Martinez Zogo, le monde entier a découvert le visage hideux des libertés fondamentales au Cameroun. 

Les journalistes paient le lourd tribut au Cameroun depuis que l’Etat du Cameroun a décidé du recul des libertés fondamentales et installé la dictature. Broyant au passage et en laissant les prédateurs des deniers publics broyer toutes celles et ceux qui essayent de donner la vraie information aux populations qui sont plongées dans la misère du fait de leur boulimie. Ainsi François Channon, Serge Alain Ottou, Jacques Blaise Mvie et Conrad Atangana, BBX Mancho, Serge Aimé Bikoi. Certains ont été harcelés et d’autres subissent jusqu’à ce jour le harcèlement juridique et judiciaire et surtout sont embastillés.La liste est longue… 

A cette occasion, le CODE ( Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), le CEBAPH (Cercle Belgo Africain Pour la ¨Promotion Humaine), ASI (Action Solidaire Internationale), M. Fev 2008 (Mouvement de Février 2008, ASMA (Action Solidaire pour Marafa), La Fondation Moumié, CCL-Libération ( Comité Citoyen pour la libération des prisonniers politiques au Cameroun), interpellent tous les acteurs de l’information de même que tous les citoyennes et citoyens à travers le monde, pour réfléchir intensément sur le rôle de la presse, sa place et sa contribution positive ou négative, dans l’avancement, l’émancipation, le renseignement, l’enseignement et la formation. 

Au Cameroun, la presse privée, embastillée, tient un rôle important, et contribue grandement à l’ouverture et à des corrections indispensables pour améliorer les systèmes de gouvernance. Pour cette raison, elle mérite attention soins et aides de façon transparente et non de façon opaque, sélective et discriminatoire. 

Les associations de la diaspora combattante et patriotique du royaume de Belgique, exhortent les gouvernements à travers le monde, à dépénaliser le délit de presse, à mieux répartir les concours publics à la presse, à protéger les sources de l’information et à veiller autant que possible, à la sécurité du journaliste. 

Les associations de la diaspora combattante et patriotique du royaume de Belgique, expriment sa solidarité avec de nombreux journalistes disparus et ou assassinés, à l’instar de Norbert Zongo, de Pius Njawé, de Jean Ellen, d’André Kiefer, de Wazizi, Martinez Zogo, de tous ceux tombés sur les champs de guerre à travers le monde. 

Les associations de la diaspora combattante et patriotique du royaume de Belgique expriment leur solidarité avec ceux emprisonnés, et exhorte les gouvernants, à libérer les journalistes camerounais dans des conditions de procès équitables et justes.

Fait à Bruxelles le 3 mai 2023. 

1- Le CODE ( Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora), Ophilia Bii Azeh

2- Le CEBAPH (Cercle Belgo-Africain Pour la promotion Humaine), Hugues Seumo

3- ASI ( Action Solidarité Internationale), Emegue Gisèle

4- ASMA (Action Solidaire pour Marafa), Fabrice Nyambe

5- CCL Libération (Comité Citoyen pour la Libération des Prisonniers politiques au Cameroun), Inoussa Issiaka

6- Le Mouvement de février 2008, Luc Tchounkeu

7- La Fondation Moumié, Louise Emene

Contacts presse :

BOBDA TOKAM Yvan Yohann, Gestionnaire des alertes.

Adresse e-mail : comitedecoordinationcode@yahoo.fr

Numéro de téléphone : +32 485 39 58 85 / +32 465 90 64 31

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