Éradication de la peste des petits ruminants : la tâche herculéenne de la FAO .

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Échelonnée à 3 niveaux, elle a brièvement été présentée par DR. LASSINA OUATTARA, le représentant de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture. C’était, le 02 mars 2024, au cours de la cérémonie d’ouverture de l’atelier épisystème pour l’éradication de cette maladie virale à propagation rapide qui affecte le cheptel dans plus de 70 pays dans le monde.

À l’origine des pertes allant jusqu’à 2 milliards de dollars chaque année avec un impact direct sur les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de 300 millions de familles, la peste des petits ruminants s’affirme comme un rongeur  silencieux interplanétaire. Si beaucoup de choses ont été réalisées dans le sens de la lutte contre cette maladie lors des 9 dernières années, il convient de noter que la FAO aura marqué d’une manière particulière,  les avancées enregistrées ici.

Au cours de cet atelier qui a rassemblé plusieurs participants venus  des pays du bassin du lac Tchad, le représentant de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture est revenu sur l’ensemble des  travaux effectués à 3 niveaux notamment :  au niveau mondial, par le biais d’une coordination conjointe avec l’Organisation Mondiale de la Santé Animale, mais également d’un partenariat étroit avec l’AIEA, ILRI, GALVMed, MCI, JOVAC, le Wildlife Conservation Society, pour les animaux sauvages (saïgas) menacée en Asie, entre autres ; au niveau régional où  la FAO a agit avec la Commission de l’Union africaine et 9 communautés économiques régionales pour formuler et mettre en œuvre leurs stratégies régionales ; dans le cadre national, où  elle a formulé et mis  en œuvre les plans stratégiques nationaux.

Selon le Dr. LASSINA OUATTARA, cette expertise a déjà permis à environ 80% des pays infectés et à risque,  d’élaborer leurs plans stratégiques nationaux en collaboration avec l’UA-BIRA et les Communautés Economiques Régionales. Le représentant de la FAO souligne également  la capacité de production en vaccins qui  a été multipliée par au moins 5 fois, tout en précisant « qu’aujourd’hui, les laboratoires sont non seulement en mesure de satisfaire leur demande nationale, mais également de desservir les pays voisins ».

En outre, plus de 15,000 vétérinaires et para-vétérinaires ont été formés dans la gestion des maladies des petits ruminants et la FAO a mis à la disposition des kits pour tester plus de 250 000 échantillons dans 36 pays dans le monde. Par ailleurs , conjointement avec AIEA, plus de 100 experts de laboratoires ont été formés grâce au test de compétence inter laboratoire pour plus de 50 pays.

Pour rappel, l’atelier  épisystème pour l’éradication de la PPR avait entre autres pour objectifs de sensibiliser à l’approche de l’épisystème PPR ;  encourager les pays entourant le bassin du lac Tchad à s’engager dans des discussions orientées vers l’action, reconnaissant les risques d’urgence liés à la PPR et la manière de gérer ces risques ;  donner l’opportunité à certains représentants des communautés économiques régionales de se familiariser avec l’approche par épisystème afin de la mettre en œuvre dans leurs régions respectives ; faire ressortir le lien entre l’approche par épisystème et l’éradication de la PPR, et le rendre exploitable ; ainsi qu’approuver et élaborer des recommandations pour intégrer l’approche par épisystème dans les plans d’éradication.

Oscar Abessolo 

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