IMPRESSIONS DE CAN/ALGÉRIE – SIERRA LÉONE: UN GROS FAVORI DÉSILLUSIONNÉ

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La jubilation sierra-léonnaise sur le score de parité d’un nul vierge à la fin du temps réglementaire du match les opposant à l’Algérie, est une scène quelque peu surréaliste pour tous ceux qui ont suivi cette rencontre et connaissaient le poids, l’histoire et les préjugés accompagnant les deux équipes en présence.

D’un côté, une redoutable machine à jouer, rompue aux grandes compétitions et qui d’ailleurs est le tenant du titre de la dernière édition de la CAN cumulant au passage un record assez effrayant de 34 matchs d’affilée sans défaite (l’Algérie), et de l’autre, une nation pittoresque dans le paysage sportif africain, un petit Poucet il faut le dire, qui jusqu’ici n’en est qu’à sa 3ème participation à une coupe d’Afrique des nations et pour la petite histoire, est la seule de toutes les nations qualifiées de l’édition camerounaise à avoir rallié le pays hôte par bateau (Sierra-Léone). C’est dire toute leur modestie!

Rien qu’à cette évocation, le rapport de force est au déséquilibre. L’unanimité était presqu’acquise que la grande Algérie et sa pléiade de joueurs, ne feraient de son adversaire du jour pour son entrée en compétition qu’une bouchée. Et ceci, vite fait, bien fait pour se ménager pour la suite. Tout le monde y a cru mais patatras, la vérité du terrain s’est chargée de faire mentir tous les a priori.

Personne n’avait cru devoir prêter attention aux déclarations quelque peu précautionneuses du sélectionneur algérien Djamel Belmadi qui peut-être par respect dû à l’adversaire, disait très clairement « qu’il faudra faire attention, ce n’est pas donné à tout le monde de tenir en échec deux fois le Nigeria en phase éliminatoires de la CAN (4-4 ; 0-0). Nous sommes avertis. On ne prendra pas le match à la légère.

Justement la confrontation s’est révélée être un dur morceau à croquer pour les tenants du titre. Ce qui semblait être une balade de santé a viré à un quasi cauchemar de tous les instants : difficultés à asseoir un jeu décisif, prise en pleine poire des assauts téméraires de l’inattendu adversaire, risque même avéré de se faire surprendre si l’expérience de tels matchs était dans l’ADN de la Sierra-Léone.

Franchement, l’Algérie a broyé du noir. Elle n’avait pas la clé, ni la solution face à la résistance qu’on lui opposait sur le terrain. Personne ne doit un instant imaginer que le tenant du titre a pris son adversaire de haut ou que c’était un jour sans. Non, le football a parlé et les trésors d’énergie déployés et jetés dans la bataille par l’Algérie pour tenir son rang ont tout simplement été infructueux. Une fois de plus pour sa beauté, le football nous rappelle qu’il faut s’affranchir des opinions convenues.

Tout se décide, s’affirme et se révèle sur l’aire de jeu. Salut les favoris !

Par Célestin Biake

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