Cette nouvelle organisation que dirige l’ancien militant du SDF Robert Wanko ambitionne de mobiliser toutes les forces vives du Cameroun pour mettre un terme via les urnes à la présidence de Paul Biya.
Remettre le Cameroun debout à l’occasion de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Voilà la mission que se donnent 237 Socialistes et Démocrates. C’est un mouvement qui vient de voir le jour. « 237 — Socialists & Démocrats » est une Dynamique Citoyenne transpartisane, inclusive et intergenerationnelle qui s’élève avec pour leitmotiv principal : « Battre Biya ä tout prix, dans le respect des regles démocratiques et de la volonté populaire ». II ne s’agit pas seulement de gagner des elections, mais d’initier une rupture historique », lit-on dans son » manifeste ».
Son président est l’ancien membre du Social Démocratic Front (SDF) établi en Allemagne Robert Wanko. Il a pour directeur exécutif Marcous Mandeki Mboumbang II. L’organisation part du constat que la démocratie est un leurre et que la gouvernance est un gros gâchis au pays des Lions Indomptables.
« Le Cameroun traverse une crise politique, sociale et morale d’une gravité infinie. Depuis plus de quarante ans, le régime de Paul Biya a Verrouillé les institutions, étouffé les libertés fondamentales et confisqué l’avenir de millions de citoyens. Les oppositions, malgré des tentatives, se heurtent ä un système électoral opaque, partial et taillé sur mesure pour perpétuer le statu quo. Les institutions censées garantir la transparence et l’impartialité du processus démocratique sont discréditées par leur soumission au pouvoir central. Pendant ce temps, l’appareil d’État, hyper centralisé et figé reste sourd aux aspirations populaires et incapable de répondre aux urgences nationales. Les régions dites anglophones sont en proie ä une insécurité chronique, alimentée par un conflit armé qui s’enlise, tandis que le septentrion vit sous la menace constante des incursions terroristes et du désespoir économique.
Ä cela s’ajoute une situation économique catastrophique, marqué par un chômage encyclique qui frappe particulièrement la jeunesse, condamné ä l’errance ou ä l’exil faute de perspectives. Les infrastructures routières sont délabrées, les structures sanitaires insuffisantes et vétustes, et l’insalubrité urbaine témoigne de l’abandon des politiques publiques de base. Ce climat délétère nourrit la défiance, la résignation et l’exaspération des forces vives du pays ».
Fort de ce triste constat, 237 Socialists and Democrats lancé un « appel solennel à toutes les forces vives du pays ». Ses fondateurs citent les partis politiques de l’opposition, les associations de la société civile, les autorités traditionnelles et religieuses, les intellectuels, les artistes, leaders d’opinion et la diaspora camerounaise. Il appelle les uns et les autres à taire leurs querelles et s’unir pour mener la bataille électorale.
Le profil du candidat idéal sorti des discussions consensuelles est dévoilé. « Le candidat qui portera notre vision devra incarner des qualités fondamentales essentielles ä la réussite de notre projet commun. Son engagement et son leadership seront déterminants pour fédérer les forces du changement et répondre aux aspirations profondes du peuple camerounais.
Il devra avoir l’expérience et la compétence, disposer d’une expertise avérée en gouvernance, témoigner d’une connaissance approfondie des rouages institutionnels, ou justifier d’un engagement constant et significatif dans la lutte pour la démocratie. La crédibilité, l’intégrité sont les autres exigences requises.
Le nouveau mouvement politique sait ce qu’il faudra faire pour que son élu l’emporte. Il croit pouvoir y arriver en suscitant un engagement massif des citoyens, en mettant un accent particulier sur la participation active des jeunes, des femmes et de la société civile. Il mise également sur un programme politique ambitieux fonde notamment sur les principes de justice sociale, ainsi que sur une stratégie électorale efficace.
La protection de l’intégrité électorale n’est pas en reste. Elle va consister à: instaurer un dispositif rigoureux de surveillance du processus électoral, afin d’assurer une transparence absolue.
P.A.T


