Semaine des martyrs, émeutes de février 2008 : Jacques TIWA, l’engagement jusqu’à la mort

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Par la Cellule de communication du Mouvement de février 2008 avec Africa Press et Arol Ketch

Il y a 15 ans , les émeutes de la faim au Cameroun. Il en fut victime.

C’est l’histoire d’un ancien du parlement estudiantin des années 1990 qui a abandonné son exil doré pour aller mourir pour la mère patrie au Cameroun.

Figure du parlement estudiantin du Cameroun au début des années 1990, Jacques TIWA a été sauvagement abattu en 2008 à l’occasion de ce qu’on a appelé les émeutes de la faim.

Militant du parlement estudiantin, Jacques TIWA est persécuté par le régime ; suite aux suspensions à vie des universités camerounaises lancées à l’encontre des étudiants proches du parlement, Jacques Tiwa décide à contrecœur de prendre le chemin de l’exil. En juillet 1993, il rejoint le burkina faso. Entre 1994 et 1995, il effectue des études supérieures de médecines au Mali.Il effectue par la suite des études de commerce et gestion d’entreprise au Sénégal où il décide d’exercer.

Depuis son exil, Tiwa mène le combat pour la libération du Cameroun et contribue à la fondation du Conseil National pour la Résistance-Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN). Jacques TIWA surnommé Nkrumah est sur tous les fronts et mène tous les combats ; comme son modèle Nkrumah il lutte pour une Afrique unie.

Jacques TIWA vit très difficilement l’exil et souhaite mettre son expertise au service du développement de son pays le Cameroun. En 2004, il décide de revenir pour ouvrir un cabinet d’Expertise comptable à Douala (YEMELI ). Sur place, il continue à mener le combat. Il est le Coordonnateur National du Conseil National pour la Résistance / Mouvement Umnyobiste au Cameroun. En sa qualité de Secrétaire National du CNR, il est au four et au moulin, il participe à la réflexion et à la coordination du mouvement. TIWA se sait suivi et traqué par des tueurs à gage.

En 2008, surviennent ce qu’on avait appelé « les émeutes de la fin ». Les sbires profitent de l’occasion et Jacques TIWA est lâchement et sauvagement assassiné de sang-froid quelques minutes après qu’il soit sorti de chez lui, ce 28 février 2008.

TIWA a été abattu sauvagement et délibérément comme en témoigne son corps criblé d’une dizaine d’impact de balles. Tiwa n’a pas été tué dans une manifestation, mais dans la rue, non loin du palais de justice de Ndokoti, par un élément de l’armée descendu d’un camion militaire en patrouille. Il s’agit à n’en point douter, d’un assassinat prémédité et soigneusement planifié.

En février 2010, la veuve TIWA avait écrit à Monsieur BIYA pour demander que toute la lumière soit faite sur la mort de son mari et avait dénoncé le harcèlement policier dont elle est l’objet depuis cette disparition.

D’après des révélations de 2011, les instigateurs de cet assassinat seraient deux colonels sécurocrates du pouvoir Yaoundé. Tiwa complète ainsi la liste des 150 victimes des massacres des émeutes de la fin en février 2008 au Cameroun.

Depuis ces exécutions inacceptables, aucune poursuite judiciaire n’a été engagée contre les militaires et civils, commanditaires et exécutants de cette barbarie, dont les noms sont pourtant connus. Les familles des victimes, comme celle de Jacques Tiwa, qui ont rassemblé des éléments de preuves pour demander justice, ont été menacées et ont dû, la peur au ventre, renoncer à porter plainte. Depuis plusieurs années, ces familles portent leur douleur dans le silence en attendant que Justice soit rendue !

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